Genève ou le culte de la femme objet

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Voilà un thème que je voulais aborder depuis longtemps. Certains vont grincer des dents, d’autres rougir, d’autres en rire, Genève a une relation très particulière avec les femmes et le sexe. Tout le monde se souvient de ce banquier suisse de Genève assassiné il y a quelques années par sa maîtresse, retrouvé mort saucissonné dans une tenue en latex. Le sexe, qu’il soit payant ou non, semble bien présent dans cette ville, en compagnon fidèle de l’argent roi. Genève propose de nombreuses maisons closes, dont la plus grande de Suisse Romande. Les filles indépendantes y travaillent volontiers car elles y sont très protégées par la police. Et en travaillant 5 jours par semaine, elles se font entre 10.000 et 15.000 euros par mois, jusqu’à 40.000 pour une « tenancière » ! Dans le milieu du travail, les hommes assument d’ailleurs avec une aisance déconcertante (surtout dans un pays aux valeurs calvinistes plutôt rigides) de parler entre eux de leurs escapades pour « aller voir des filles ». En pleine page du journal « La Tribune de Genève », la page des petites annonces vend très rarement des heures de ménages ou une voiture d’occasion (même si ça peut arriver !), mais systématiquement des mini « menus » plus où moins alléchants où en 2 lignes le plus cru, le plus trash et le plus direct y est proposé par des femmes ou des trans’ ou des travestis. Si ces annonces ne vous font pas l’effet escompté, leur ton, comme les adjectifs choisis, peuvent vous faire attraper un bon gros fou rire !

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En dehors de tout marchandage, bon nombre de femmes sont ici hyper féminines, hyper apprêtées, hyper décolletées, hyper maquillées sur un visage plus ou moins d’origine naturelle, dans la rue soit, mais aussi à l’école ou dans les parcs, les louboutins enfoncées dans le bac à sable, le sac à main servant alors de contrepoids… Et c’est en découvrant que la boîte de nuit genevoise « Le By Pass » offrait chaque vendredi soir à celle qui serait élue « la plus belle fille de Genève », une paire de Louboutin ou un sac Vuitton que j’ai compris que Nabilla, genevoise découverte en France grâce à un programme de télé-réalité/lobotomisée, si elle était un ovni pour les français, elle n’était qu’un produit genevois d’une culture probablement pas majoritaire mais belle et bien existante et facilement voyante. Et dire qu’en France, en allant en boîte, on gagnait un t-shirt publicitaire, un pin’s ou une boisson gratuite, pfff… 😉

Hier, je parlais avec une polonaise qui vit à Genève depuis ses études et qui a épousé un suisse, de mon étonnement en croisant dans la rue ces fantasmes ambulants. Et elle m’a répondu que quand elle les voyait, elle se disait toujours que ça devait être des italiennes… ou des françaises ! 

Comme quoi, tout est une question de perception…

2 réflexions sur “Genève ou le culte de la femme objet

  1. Édifiant! Ici, en Angleterre, j’ai été aussi assez choqué des tenues, non pas des femmes, mais des gamines de 12 /13 ans! Mais la encore, c’est une minorité.

    • Merci pour votre commentaire et de me lire (je suis blogueuse depuis 15 jours alors très heureuse !) Au moins en Angleterre la prostitution et les maisons closes ne font pas partie de la vie courante ! mais les anglaises sont en effet connues pour s’habiller court, moulant et nombril à l’air, même quand elles sont bien en chair… On m’a dit que c’est parce que le vestaire coutait cher en boîte alors elles y vont directement légèrement vêtues ! 😉

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